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Tri Yann : a la recherche de notre ame

Entretien avec un des groupes les plus representatives de la musique folk francaise
par Emanuele G. - lundi 11 juillet 2011 - 6307 letture

Je suis orgueilleux de vous presenter un groupe provenant de Nantes, ville d’origine de ma mere. Un groupe particulier. Un groupe qui plasme un monde musical unique a travers un parcours de recherche etnographique tout a fait emotionant. Histoire, culture, traditions, present et Bretagne constiuent les axes portants de leur expression artistique. Le nom du groupe est Tri Yann. Et voici, bien sur, l’interview avec Jean Chocun.

Alors ça fait vingt albums... Le temps passe si vite...

Oui, une vingtaine d’albums en 40 années de scène ça fait une moyenne d’un CD tous les 2 ans, ce qui n’est pas si mal ! d’autant qu’il faut y ajouter bon nombre de compilations et les K7 VHS + les DVDs. Le temps passe vite en effet et nous n’avons pas l’occasion de nous ennuyer car outre les enregistrements il y a tous les concerts qui occupent notre emploi du temps.

On a du attendre quatre ans pour écouter un nouvel album de votre part. Qu’est-ce que vous avez fait entre "Abysses" et “Rummadoù” ?

Eh bien on a réfléchi, trouvé quelques idées que nous avons développées, composé des musiques, écrit des paroles puis nous sommes rentrés en studio pour l’enregistrement proprement dit. Dans le même temps nous avons fait une bonne centaine de concerts ; nous ne sommes pas infatigables et nous avons également une vie en dehors du groupe lui-même, comme tout un chacun.

Un album de Tri Yann naît a travers un parcours de recherche et de spiritualité... Quel parcours avez vous entrepris pour "Rummadoù" ?

La difficulté est de se renouveler tout en gardant l’esprit qui fait que le son du groupe TRI YANN est aisément reconnaissable et difficilement imitable. Nous avons toujours pour principe de faire un gros travail vocal et les harmonisations sont parfois un peu complexes à construire. La toute première tâche est de trouver un thème qui nous permettra de nous exprimer tant musicalement que sur le plan des textes et des ambiances. C’est pourquoi nos sommes assez lents dans notre production. Et une fois que le CD est enregistré il convient de mettre en scène le plus possible des titres qui figurent sur l’album, ce qui est évidemment un gros travail.

Quelle est l’histoire qui joint les différentes chansons de "Rummadoù" ?

Le lien est constitué par cette famille de celtes venant du nord de l’Ecosse et qui se fixe en Bretagne dans les Monts d’Arrée… puis ensuite vit comme tous les autres en faisant des enfants, en exerçant divers métiers, en parcourant le lieux et les époques, en participant aux moments majeurs qui forgent l’histoire d’un pays.

Le centre de tout est toujours la Bretagne qui représente l’âme profonde de votre proposition musicale...

Bien sur, c’est notre terrain de prédilection, nous pouvons mieux parler de la Bretagne que le l’Amérique, de l’Espagne ou de l’Italie. Nos racines sont bretonnes et notre inspiration est conditionnée par les couleurs du ciel qui est au-dessus de nous, par l’air iodé que nous respirons, par la géographie locale etc… Mais ceci ne nous interdit pas de flirter parfois avec d’autres influences car la musique est universelle et ne connaît pas de frontières.

Les chansons de "Rummadoù" ont un mood varié et ça ce reflète dans la musique... Un pont idéal entre la musique bretonne et certain rock progressif...

Cette variété de thèmes musicaux reflète bien les différentes influences culturelles des 8 membres qui forment le groupe. Le 8 musiciens qui composent, proposent, discutent etc. n’ont pas tous la même histoire ni les mêmes goûts et pas tous le même âge. Il faut en principe réussir à obtenir un consensus global dans le choix final des titres que nous retenons pour un CD.

On vous définit folk rock, êtes-vous d’accord ?

Oui…. ! on pourrait ajouter celto-médiéval à folk-rock mais nous sommes avant tout un groupe de scène avec une démarche très personnelle.

Quelle est la réaction du public quand il écoute vos nouvelles compositions ?

Nous sommes toujours surpris de constater que –à peine le nouveau disque étant commercialisé- le public connaît déjà la plupart des titres et est capable de les chanter avec nous dès les premiers concerts ! Nous avons le bonheur d’avoir un public formidable, très proche et chaleureux. Mais ce public n’est pas forcément complaisant et lorsqu’il n’apprécie pas telle ou telle chanson il ne se prive pas de nous le faire savoir !

La globalisation peut être contrecarrée par une nouvelle attention aux lieux ou on vit ?

Ah oui…. Si on veut éviter la civilisation « Coca-Cola » il faut continuer à promouvoir les excellentes pâtes italiennes, les crêpes bretonnes, le pudding anglais, le miso japonais etc….. il faut absolument conserver les richesses locales qui font les spécificités d’un pays et d’un peuple. Ceci ne signifie pas qu’il faut se fermer aux influences bénéfiques des autres ou qu’il faut faire du « nombrilisme » en pensant qu’il n’est rien de bon en dehors de nos frontières. Mais pour que les échanges entre les peuples soient fructueux il faut qu’ils puissent se baser sur du respect en même temps que sur des différences. Prenons donc aussi le temps de regarder les paysages qui nous entourent, de préserver nos côtes des constructions qui les défigurent, de ne pas empoisonner la terre qui nous nourrit.

Un message spécial pour nos lecteurs en langue bretonne !

Demat deoc’h !…….. mais je tiens a préciser que si le groupe Tri Yann chante souvent en langue bretonne aucun de nos membres ne parle couramment le breton. Nous sommes originaires du Pays Nantais où l’on a jamais parlé le breton sauf pour les immigrés de Basse-Bretagne qui sont venus chercher du travail dans les grandes villes et qui se sont regroupés en communautés dans des quartiers où ils pouvaient vivre entre eux en perpétuant les principes de l’éducation qu’ils avaient reçue dans leur jeune âge. Ma Grand-mère maternelle est arrivée à Nantes lorsqu’elle était enfant et elle ne parlait pas un mot de français…. Lorsqu’elle est décédée elle ne parlait malheureusement pratiquement plus un mot de breton.

Ah la magie de la Bretagne... J’espere de voir en concert en Italie ! Y-a-t-il un espoir ?

Pour toute information : Tri Yann


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